Chérie brune,
Excuse moi si il arrive que je te prenne pour un kleenex, mais un tracteur a roulé sur mon petit coeur.
C'est fous comme tout change et nous emporte. Au début on ne parlait que des amis, de nos journées sur msn dans le petit bureau plein de nutélla et de yaourt fraise ou cerise.
Et puis les fêtes hippie de 14ans, la découverte de la vodka pomme, Soho litchi, Monaco, bières top budget et autres alcool infâmes qu'on regarde maintenant avec mépris.
Les soirées au greniers humide ou la découverte des garçons. On commence à faire les yeux doux à ces chevelus pleins de poux. Ils se roulent des papillotes, jouent de la gratte avec un air nonchalant, on bave. Marine attaque, puis Sarah ainsi de suite. Ce sont de bons potes. Le temps passe on ne retient que les vacances. On est frivole au mazet, défoncé au grenier, nympho dans les champs, et focus avec les parents. On tient encore nos vieux discours de gamines "Non moi je ne fumerai jamais". On reste des enfants aux yeux qui brillent, couettes fleuris en été dans le jardin, pique-niques sur les sommets, la vie est belle. On enchaîne on boit à en gerber, à finir en caleçon-chaussette chez Léa p. ou juste en string chez marine. Puis un été à Montpellier Elisa se met à rouler, alors on commence à se fumer des clopes d'Amsterdam, crack avec l'enfance, fumer ça fait Grand.
Mais on l'aime la vie, on choisit tout. On décide de garder le meilleur, fini les mauvais alcools sucrés, les hippies du collège de Quissac, les soirées à parler du vent. On se bouge, on part au Philippines !
Le temps a su balayer les choses superficielles. Les vacances sont notre oxygènes, on y retrouve les mêmes bandes, on partage nos rêve: toujours cette faim de découverte, de créer, de s'imposer. L'amour nous entoure on y croit comme dans les films, On le rêve et enfin on le vit. Je suis peut être trop optimiste, mais j'aime ça, le malheur il est préférable d'en parler à voix basse, de ne pas trop y croire.
Enfin on devient adulte légalement, on concrétise certaines envies on en oublie d'autre, moi je reste une enfant. Je languis un prochain voyage avec toi, ou marine, les monos, les amis ! Tous ensemble se serait pas mal, même si on voyage à Monoblet, rien à foutre. Ces vacances de paques sont longues et ennuyeuse alors j'ai le temps de t'ennuyer avec cet article, et j'ai hâte que l'on vive encore pleins de choses ensemble.
Je nous aime poupée.